Le Shiatsu en France
Il existe différents styles de Shiatsu, ayant comme dénominateur commun la pression des doigts (Shi=doigts - atsu=pression), telle que reconnue et enseignée au Japon.
Les styles pratiqués en France sont identifiés selon qu'ils utilisent l'anatomie, les méridiens, les points d'acupuncture. Tous ces courants mettent en œuvre des techniques visant à assurer un équilibre énergétique.
Ces méthodes s’intègrent dans le courant culturel que l’on trouve dans de nombreuses disciplines orientales, enseignées et pratiquées de plus en plus en France et en Europe (yoga, taï chi chuan, qi gong, arts martiaux…).
La FFST ne souhaite pas que la pratique du Shiatsu soit assimilée à une profession médicale ou paramédicale, mais bien comme une profession à part entière s'inscrivant dans le domaine de la prévention, du bien-être et du confort de la personne.
Diverses professions liées à la santé enrichissent leur métier en utilisant la technique du Shiatsu : esthéticiennes, auxiliaires médicaux, infirmiers, kinésithérapeutes, psychologues ou psychothérapeutes, certains médecins aussi. Leur intérêt pour cette discipline vient de l'état de détente et de relaxation procuré par une séance de Shiatsu, qui stimule le pouvoir d'auto guérison de leurs patients.
A titre d'exemple, le service du professeur Bernard Debré à l'hôpital Cochin, fait appel à la FFST afin que des séances de SHIATSU soient régulièrement dispensées au personnel soignant de son service, et ce depuis de nombreuses années.
Il faut distinguer, d’une part le praticien certifié par la FFST, et d’autre part les autres métiers qui peuvent utiliser cette discipline.
La FFST considère qu'une bonne connaissance de l'anatomie/physiologie du corps humain est requise. En conséquence, la FFST a rendu obligatoire l'obtention des 1er et 2ème niveaux de cette matière au cours de son cursus. Enfin, l'AFPS/CP1 (Attestation de Formation de Premiers Secours) délivrée par la Croix Rouge, (ou autres organismes habilités) est exigée dès la première année.
Le Shiatsu n'est pas identifié par la législation française, ni par celles de la plupart des pays européens. Compte tenu des lois et règlements en vigueur dans ces pays, des démarches coordonnées entre les fédérations européennes sont en cours afin que sa pratique soit autorisée comme une discipline énergétique naturelle et holistique basée sur les pressions des doigts et des paumes des mains, en vue de maintenir et/ou d'améliorer le bien-être et le confort des personnes.
Le rapport Lannoye/Collins, ratifié par le Parlement Européen du 29 mai 1997, proposait le Shiatsu comme "une médecine non conventionnelle digne d'intérêt". Toutefois les pays n'ont pas adopté cette vision des choses, inspirée par la situation légale Japonaise, qui délivre des diplômes d'État pour la pratique du Shiatsu. Un nombre croissant de députés, serait favorable à la reconnaissance d'une application non médicale du Shiatsu.
